Avis en vrac #9

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L’heure des fous, de Nicolas Lebel

Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard… Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

Mon avis : J’ai gagné les 2 premiers tomes lors d’un concours organisé par Séverine Ilestbiencelivre, sur sa page Facebook, et c’est vraiment un plaisir que de découvrir cet auteur ! J’ai passé un super moment de lecture avec ce premier tome. On y découvre une équipe soudée, mené par un personnage grognon et assez macho : Mehrlicht. L’enquête en elle même n’est pas révolutionnaire du genre, mais ce sont les personnages qui font tout. Cette équipe qui m’a fait rire à certains moments, mais qui sait rester unis dans l’adversité. Une très bonne lecture qui m’a donné envie de lire la suite !

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20622191_1548508191874096_4715248127432974775_nLe masque de l’araignée, de James Patterson

À Washington D.C, Alex Cross, un détective noir, enquête sur deux kidnappings d’enfants : celui de Michael, fils du ministre des Finances et celui de Maggie-Rose, fille d’une star et d’un financier célèbre.
Mais Cross n’est pas un détective comme les autres : il est docteur en psychologie et sa femme a été assassinée par un tueur anonyme.
Cependant, il n’est pas seul. Le FBI et les services secrets ont d’autres intérêts. Ce « masque » n’est pas non plus porté par celui qu’on croit. Qui, en définitive, le fera tomber ?

Mon avis : Un roman lu pour le groupe L’auteur du mois, sur Facebook. J’aime bien ce groupe car il me fait découvrir des auteurs. Ici, j’en ai profité pour lire ce roman qui traîne dans ma Pal depuis que j’ai ma liseuse. C’est le premier tome de la « série » qui met en scène Alex Cross, un flic noir psychologue. Je trouve ce premier tome « trop classique » pour le genre, mais c’est un livre écrit il y a longtemps (1993), et ça se ressent. L’intrigue manque de tension et les révélations ne m’ont pas surprises. Après la trame se tient, et le duo de personnage reste assez atypique pour « l’époque » : deux noirs dans la police de Washington, dont un qui est en plus psychologue, ça reste assez original. Une bonne lecture, mais sans que cela me donne plus envie de découvrir cette « série »

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La dame en noir, de Susan Hill

Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d’Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d’organiser sa succession.
À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu’il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu’île uniquement accessible à marée basse.
Lors de l’inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d’une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l’aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s’éclipse avant qu’il ait le temps de lui parler…
Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu’il s’y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison…
Comme il l’apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux…

Mon avis : Un roman qui traîne aussi depuis quelques années dans ma Pal. Je voulais le lire au moment de la sortie du film, et puis voilà, je ne l’ai pas fait. Je l’ai mis dans ma liste de mon ABC dans l’espoir d’enfin lire ce roman qui promettait de me faire frissonner. Malheureusement, côté frisson, c’est un peu louper, je n’ai pas eu très peur. Malgré tout, j’ai bien aimé ce roman. On reste curieux jusqu’au bout pour comprendre qui est cette dame en noir et ce qu’elle veut. Et je me suis attachée à Arthur. Ce qui lui arrive est assez angoissant, et je ne sais pas si je serai restée dans cette maison si j’avais vécu les mêmes choses que lui.

Malhorne, T1, de Jérôme Camut

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On trouve des traces de Malhorne à toutes les époques. De Malhorne ou de l’une de ses réincarnations. Des ossements, une empreinte de pied marquée à tout jamais dans le permafrost sibérien, une peinture rupestre, un symbole gravé sur un mégalithe, une statue figée en Louisiane et d’autres identiques à divers endroits du globe. Il est là. Depuis toujours. Jamais il n’a manqué un âge. Et pourtant, mis à part les siens, nul n’a jamais su qui il est, ni où il se trouve. Aujourd’hui, la traque a enfin commencé. Des hommes ont trouvé sa piste et la remontent inexorablement. Seulement voilà ! Avec six milliards d’êtres humains, il peut s’agir de n’importe qui. Et c’est peut être vous, ou l’un de vos proches, mais vous ne le savez pas encore…

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Je remercie Maëva pour nous avoir conseillé à Marine et moi cette série, et pour m’avoir offert cet intégrale. J’adore l’auteur quand il écrit avec sa femme Nathalie Hug, je peux dire que j’aime autant sa plume quand il écrit seul.

J’ai donc l’intégrale mais je n’ai lu que le premier tome, et je sens que déjà ça risque d’être difficile de vous en parler sans trop en révéler. Il se passe beaucoup de choses rien que dans ce tome, et pourtant rien n’est vraiment dit. On pose un univers incroyable, et à la fin on comprend que ce n’est que le début de l’histoire.

Un homme, Fracklin Adamov, un ethnologue du 20ème siècle découvre une statue du 15ème siècle en pleine Amazonie. Et là, une deuxième statue, exactement la même, mais fabriqué des siècles plus tard… Avec la Fondation Prométhée, Franklin retrouvera 7 statues identiques (jusque dans l’inscription sur la garde de l’épée), dans 7 endroits différents et de 7 époques différentes. Comment est-ce possible ?

Malhorne a traversé les siècles et le monde, a laissé sa trace, et nous raconte son histoire…

Je me suis totalement immergée dans cette aventure. J’ai suivi avec autant d’attention que Franklin les découvertes et les récits de Malhorne. J’adorais ces passages, où on découvre un personnages qui se réincarne, mais qui sait qui il est, ce qu’il a déjà vécu, et vit avec, apprend de nouvelles choses, devient quelqu’un d’autre, fait des erreurs… C’est une plongée totale dans le passé d’un homme qui a vécu plus d’une vie…

C’est extrêmement bien écrit. L’auteur a su me captiver avec son récit. Je me suis laisser charmer par cette plume qui m’a déjà tellement plu avec ses thrillers. Il nous décrit certains événements assez durs, sans dentelle, et ça j’apprécie. Ici c’est un roman fantastique, mais ça n’a rien enlevé de son effet captivant. A certains moment j’étais tellement prise dans l’histoire de Malhorne, que les passages du « présent » me ramenais à cette réalité de fantastique.

Le plus : je me suis totalement attachée à Malhorne et à Franklin. Entre eux, ce n’est pas fini, et j’ai vraiment hâte de lire la suite, surtout qu’évidemment, l’auteur nous a laissé sur une fin complètement incroyable.

Avis en vrac #8

Dans cet avis en vrac, trois romans qui ne sont pas des coups de cœur, mais de bonne lecture surprenante, qui m’ont fait passé de bons moments de lecture.

19575950_10213991536646095_1559429977_nFidèle au poste, d’Amélie Antoine

Mai 2013, Saint-Malo.
Chloé et Gabriel forment un couple uni. Mais tout bascule lorsque Chloé disparaît brutalement. Gabriel tente alors de continuer à vivre, et il fait la rencontre d’Emma, une photographe venue s’installer dans la ville.
Mais Chloé s’est-elle véritablement volatilisée ?
Emma est-elle vraiment celle qu’elle semble être ?
Et si la réalité n’était pas telle que le jeune veuf la voit ? Un roman à trois voix qui ne vous emmène jamais là où vous l’attendez…

Mon avis : Pour être franche je n’attendais pas grand chose de ce roman. Je me le suis pris sur une envie du moment, et lu dans la foulée. Et bien, je suis agréablement surprise. J’ai lu le livre dans une soirée, il est assez court mais il y a un petit côté addictif très sympa. Le début est assez classique, mais ça me plaisait bien et je n’en attendais pas plus. Et au final, un retournement de situation vers la moitié qui change complètement la donne ! Et une fin aussi inattendue. Donc une lecture qui m’a ravi ! Et je compte bien suivre les sorties de cette auteure.

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19619951_10213991568606894_1932672202_oUn sac, de Solène Bakowski

En pleine nuit, une femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans ses bras frêles qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’abominable, l’Affreuse Rouquine, la marginale. Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil décide de prendre en charge, en secret, à l’insu du reste du monde, l’éducation de la petite Anna-Marie, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, elle n »imagine pas encore le monstre qu’elle abrite sous son toit et que, lentement, elle fabrique. La petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, tue, un peu, beaucoup. Elle sacrifie, règle ses comptes, simplement. Mais que fait-elle là, cette jeune femme agenouillée en plein Paris, au beau milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qui semble avoir tant d’importance ? Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle.

Mon avis : Un roman dont j’avais entendu énormément de bien. Un roman qui se lit très vite car plutôt court. Ne pas s’attendre à un thriller, c’est un roman noir. Il n’y a pas de suspense psychologique. On se doute très vite de ce que contient le sac, mais l’envie de savoir et comprendre comment Anna-Marie en est arrivée là. On découvre son destin et c’est très noir. Pour résumer : Le destin d’une jeune fille qui n’a pas été désiré par son père. On peut dire que son histoire est entièrement lié à ce rejet. Pas de coup de cœur, mais une bonne lecture, sombre et dure voire glauque à certains moment.

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20031654_1522508757807373_8455141662464331447_nSans faille, de Valentin Musso

Ils sont cinq. Cinq amis, la trentaine, qui se retrouvent après plusieurs années pour une randonnée dans les Pyrénées, le temps d’un week-end. Leur hôte, c’est Romuald, le gamin des cités à qui tout a réussi, et qui a invité Théo, Dorothée, David et Juliette dans son luxueux chalet. Mais connaît-il la montagne aussi bien qu’il l’a laissé croire? Le groupe s’égare, d’anciennes inimitiés resurgissent, les secrets de chacun se font jour. Jusqu’au drame. Impensable. Imprévisible? C’est du moins ce qu’il croient, au début…

Mon avis : Deuxième roman de l’auteur que je lis. Et encore une fois, une très bonne lecture. Ce n’est pas LE thriller au gros suspense mais l’auteur a réussi à me surprendre. On se retrouve dans une ambiance de huis clos en montagne avec un groupe d’amis, et tout ne se déroule pas comme prévu. De la paranoïa, des accidents louches, des erreurs de parcours… bref, une atmosphère d’angoisse qui se met en place au fur et à mesure. Une révélation qui m’a surprise puisque je ne m’attendais pas à cette fin. Petit bémol : cette fin est mal amenée, un peu brouillonne et abrupte, qui fait qu’elle s’intègre bizarrement au récit, mais inattendue tout de même. Je sais que je me procurerais les autres romans de cet auteur.

 

 

 

Les ravagé(e)s, de Louise Mey

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Des défilés de DRH adeptes du droit de cuissage à qui on accorde l’immunité, des freaks shows anatomiques récidivistes de 10 heures du matin, des beaux-pères tendancieux protégés comme devraient l’être les enfants, des larmes, des éclats de voix, des déclarations à digérer avec une citrate de bétaïne, des victimes suspectées d’être coupables et vice-versa… C’est la promenade de santé d’Alex. Alex est flic, mère célibataire et sobre, contrairement à ce qu’une analyse de ses déchets domestiques pourrait laisser croire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d’un commissariat du nord de Paris. Épaulée par Marco, supervisée par le commissaire Blondeau, entourée d’une flopée de flics et de techniciens au teint bistre des mauvais cafés avalés à la chaîne et des lendemains de cuite, et bientôt filmée par un jeune loup soi-disant documentariste, on pourrait la croire blasée. Mais dans le flot régulier des plaintes pour harcèlement, viol et autres attentats à la pudeur, deux cas récents ont joué à créer des remous. Deux agressions et un refus net de porter plainte. Question d’honneur. À partir de là, difficile d’avancer sans encombre. Mais le caractère extraordinaire de l’événement mérite qu’on s’y penche. Peu importe le temps que ça prendra. Peu importent les moyens minables mis en œuvre, les systèmes de pensée déficients, les mauvaises habitudes.

 

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Comme très souvent maintenant, j’ai lu ce roman en Lecture Commune avec Marine et Maëva, une expérience qui nous permet de partager nos impressions en même temps.

C’est un roman que je voulais lire depuis sa sortie en grand format, j’ai attendu et ai profité de ma rencontre avec l’auteure pour lui prendre en poche. C’est une auteure très gentille, qui nous a prévenu que son roman n’était pas pour tout le monde.

Et effectivement ! Ce roman parle de crimes sexuels, dans la société que l’on connait aujourd’hui. Une société où les femmes sont considérées comme des objets par les hommes : on te siffle dans la rue parce que tu a une jupe, on te met la main au fesses, on te demande de coucher pour être augmenter, tu es « obligée » de coucher avec ton mari. Tous les jours des femmes se font violer ou tuer juste parce que ce sont des femmes. Nous vivons dans une société machiste (jusque dans les lois), et l’auteure à travers son intrigue a réussi à nous le montrer. Un petit côté féministe qui m’a vraiment plu.

Ici, son équipe enquête sur un viol, mais ce n’est pas une femme la victime, c’est un homme. Un homme hétérosexuel(ce qui défit toutes statistiques), qui est à même de se défendre car il sait se battre (muscu, boxe…). Ce qui m’a frappé, c’est qu’on soit justement choqué qu’un homme se soit fait violer. Les femmes se font violer tous les jours, mais ça a l’air « moins grave » parce qu’habituel.

Alex et Marco, qui enquêtent sur cette agression ont beaucoup de difficultés à trouver des indices, surtout que les hommes ne portent pas plaintes ou refusent d’admettre ce qu’ils ont subit, c’est donc encore plus difficile d’enquêter sur quelque chose de non reconnu. Un duo qui fonctionne très bien : un réelle amitié les relient. On apprend à les connaître au fur et à mesure du roman, et malgré certains points dérangeant dans le comportement d’Alex, je me suis attachée à ces deux personnages. Mais les autres personnages de l’équipe ne sont pas en reste, chacun a son petit quelque chose qui fait qu’on les aime bien. Leur métier est difficile, et violent mais ils se tiennent les coudes.

La plume de l’auteure est réaliste et dure à certains moments, mais sans blabla et chichis, elle nous montre sans détour les atrocités que subissent les victimes. On a très peu de descriptions des lieux, on se concentre vraiment sur l’intrigue, sur l’enquête. Même les personnages, on apprend à les connaître au fur et à mesure. C’est quelque chose que j’apprécie énormément.

L’intrigue se dénoue peut-être un peu vite, et quelques questions restent en suspens, mais malgré cela c’est un roman que j’ai adoré et que je conseille pour sa thématique difficile et son style réaliste.

Avis en vrac #7

19095919_10213781620278317_212328623_oGravé dans le sable, de Michel Bussi

Quel est le prix d’une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ? Lorsqu’une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bri­bes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s’engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des Etats-Unis… Au péril de sa vie ! Accidents, disparitions, meurtres se succèdent…

Mon avis : J’ai maintenant lu plusieurs Bussi, et il en m’en reste que très peu pour être « à jour » dans les publication de l’auteur. J’apprécié énormément son style, qui est toujours très agréable, et on n’a presque pas l’impression de lire des romans « à suspense ». Dans Gravé dans le sable, j’ai ressenti un peu plus ce côté classique du roman policier, avec une enquête et un détective privé. On a un coupable à chercher, et c’est la recherche des preuves. Et pourtant, ça marche aussi bien pour moi. L’enquête suit son courts, et on ne devine pas qui est le coupable jusqu’à ce qu’on arrive au dénouement. Une bonne surprise et encore une fois une très bonne lecture.

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19402608_10213869038783725_1526495647_oRêver, de Franck Thilliez

Abigaël souffre d’une narcolepsie sévère qui lui fait parfois confondre la réalité avec ses reflets chimériques. De nombreux mystères planent autour de la jeune psychologue, notamment concernant un accident dont elle est miraculeusement sortie indemne.

Mon avis : Une sortie poche que j’attendais avec impatience. Et aussitôt acheté, aussitôt lu. Je ne regrette absolument pas, c’est une lecture qui m’a beaucoup plu. La façon dont l’auteur a abordé son intrigue m’a un peu dérouté au départ, mais c’est justement tout l’intérêt du roman : faire douter le lecteur du début à la fin sur la réalité et et le rêve. Et ça a marché ! Tout au long du roman je me suis demandé sur Abigaël rêvait ou pas, si ce qui lui arrivait était réel ou si elle perdait complètement pied. On s’attache à elle pour cette raison, elle est vulnérable et on veut la soutenir, la rassurer alors que nous même on se met à douter de tout et de tout le monde. L’auteur a encore su me surprendre avec ce one-shot.

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19579028_10213979094855058_476321181_oAvec tes yeux, de Sire Cédric

Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Mon avis : Ça faisait un moment que je n’avais pas lu de Sire Cédric, mais là ! Comment vous dire que j’ai adoré à un point !  L’histoire avec sa touche de paranormal nous emmène dans une intrigue sanglante et angoissante. On se prend d’affection pour Thomas, ce jeune homme à qui il arrive des événements très étrange. Il voit à travers les yeux d’un monstre, mais comment et pourquoi ? Ce roman est addictif, une fois commencé, c’est très difficile de le lâcher. On veut absolument comprendre ce qui se passe. Et cette fin ? Je ne m’y attendais pas du tout, jusqu’au dernier moment je n’y ai pas cru. Mais voilà l’auteur nous torture jusqu’au bout pour notre plus grand bonheur.

Le Paris des Merveilles, de Pierre Pevel

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Paris, début du XXe siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.

Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

Bienvenue dans le Paris des Merveilles.

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Voici une série qui me tentait vraiment beaucoup, et quand les trois tomes sont sortis en poche, je n’ai pas hésité à me les prendre, et pour une fois, c’est une série qui n’a pas traînée dans ma pile à lire !

Effectivement, j’ai lu le premier tome en avril, et en mai j’ai enchaîné les deux derniers. C’est très rare que je lise les livres d’une même saga aussi vite et à la suite. Mais ici, comme ce ne sont pas des pavés, ça se lit plutôt rapidement.

Alors que dire de cette série ? J’ai adoré ! C’était presque trop court, et malgré trois tomes, je n’aurai pas été contre un tome de plus.

On est dans un Paris complètement différent de ce que l’on connait : un Paris Steampunk, rempli de magie et de créatures magiques. Des mages, des fées, des dragons… et des chats ailés qui parlent. Paris est une ville magnifique ! Je m’y voyais vraiment me promener dans ces rues pavés, ces clubs pour gentlemans mages… L’univers que l’auteur nous propose est magnifique, un pur décor du 19ème siècle comme j’aurai aimé y vivre. Ambremer n’est pas en reste, ce pays des fées et des dragons est splendide.

Dans ces trois tomes on rencontre aussi des personnages qui sont très attachants. Griffont, un mage plutôt important dans la communauté, se retrouve dans des situations assez difficile, et pourtant qui nous font sourire. Tout comme Isabel de Saint-Gil, et ses deux acolytes m’ont ait aussi rire. Un petit plus pour Azincourt, le chat ailé de Griffont ! Qu’est-ce-que j’aimerai avoir ce genre d’animal !

Cette série est un mélange de Steampunk, de magie, d’humour. Une fantasy légère mais un univers riche qui nous donne envie de nous plonger dedans.

Avis en vrac #6

18817983_10213641501415433_396044486_oLontano, de Jean-Christophe Grangé

Éminence grise du pouvoir, Grégoire Morvan a connu ses heures de gloire en Afrique dans les années 80, en arrêtant au Zaïre « l’Homme clou », tueur en série au rituel atroce, inspiré des plus violents fétiches africains.
Quarante ans plus tard, en France, les cadavres mutilés, criblés de ferraille et de tessons s’accumulent : la marque de « l’Homme clou », totem de la folie meurtrière née au plus profond de l’Afrique. Le passé trouble de son père – fantôme menaçant de sales affaires enterrées – rattrape alors Erwan Morvan, le meilleur flic de la crim’.
Saga familiale, roman psychologique et roman noir, Lontano est une plongée verticale dans les ténèbres de l’âme, roman paroxystique et vertigineux, dérangeant comme ces rites primitifs qui nous fascinent et nous effarent.

Mon avis : Pour moi, c’est un auteur chouchou. Un incontournable ! Et comme presque à chaque fois: j’ai adoré ! Centré cette fois sur un intrigue policière assez étrange : En France Erwan enquête sur des meurtres qui ressemblent étrangement à ceux de l’Homme Clou. Un homme arrêté il y a 40 ans au Congo par son père. La famille Morvan est assez compliquée, entre un petit frère drogué, une sœur qui se prostitue, le grand frère flic, le père au pouvoir, et la mère mystérieuse…
Un roman très addictif, que j’ai dévoré. J’avais hâte de voir les différents liens entre chaque éléments. Une fin surprenante, que je n’avais pas vu venir. Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre la sortie poche de la suite pour avoir les réponses aux questions qui restent en suspens.

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W3, T2, de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Sous le choc de la découverte du responsable de sa séquestration, la journaliste Lara Mendès décide de se reconstruire loin du site d’info W3 fondé avec ses proches pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice.
Pendant que Léon Castel, l’activiste ingérable et porte-parole du site, poursuit ses actions coups de poings, une vague de meurtres violents cible des officiers de police partout en France. Alors que tout semble mis en oeuvre pour étouffer l’affaire, la Web TV est convaincue de tenir sa nouvelle bombe médiatique. Fragilisée par des tensions internes et de violentes pressions extérieures, l’équipe de W3 se retrouve bientôt plongée en plein chaos.

Mon avis : Excellent ! Ce roman se dévore à une vitesse folle. J’avais pourtant peur de ne pas me souvenir assez bien du tome 1, mais il y a un résumé spoilant au début qui a pu me permettre de me rappeler l’intrigue principale, et surtout au fur et à mesure, de retrouver les personnages, m’ont permis de vite m’immerger dans ce second tome.

Les chapitres sont très courts, et j’ai trouvé que ça donnait un rythme de fou, les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. Et ce fut un pur bonheur de retrouver toute la troupe de W3, de nouvelles questions se posent, et certains personnages m’intriguent encore plus. Et cette fin ?!? C’est horrible de nous laisser de cette façon ! Je vais vite me procurer la suite !

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19126181_10213781618198265_1253993446_oUne forêt obscure, de Fabio M. Mitchelli

« Je n’ai rien d’un monstre. Je suis là uniquement pour nourrir l’esprit de la forêt, en lui offrant la chair de la jeunesse. » Daniel Singleton, alias Robert Christian Hansen (1939-2014), le monstre d’Anchorage.

À Montréal, Luka diffuse sur le Web les images des animaux qu’il torture, puis celles de son amant qu’il assassine à coups de pic à glace. Pour enquêter sur une telle affaire, il faut un flic borderline comme Louise Beaulieu.
En Alaska, dans la petite ville de Juneau, deux jeunes filles sont découvertes en état de choc. Pour comprendre, il faut un flic comme Carrie Callan, qui va exhumer les vieux secrets et regarder le passé en face.
Le point commun à ces deux affaires : Daniel Singleton, un tueur en série. Du fond de sa cellule, il élabore le piège qui va pousser Louise à aller plus loin, toujours plus loin… Jusqu’à la forêt de Tongass, là ou le mensonge corrode tout, là ou les pistes que suivent les deux enquêtrices vont se rejoindre.

Ce roman est librement inspiré du meurtre commis par Luka Rocco Magnotta en 2012, ainsi que des crimes de Robert Christian Hansen, qui a violé et assassiné 17 femmes entre 1971 et 1983.

Mon avis : Une petite déception…

J’ai adoré La compassion du diable du même auteur, mais ici… ça a raté. Je ne sais pas, ça n’a pas pris avec moi. Pourtant ça donnait envie cette histoire inspiré (même de loin) sur des faits réels. Mais voilà, il y a plusieurs choses qui m’ont dérangé.

Tout d’abord, on a plusieurs personnages mis en place qui ont TOUS vécu un drame. Alors on comprends ensuite que oui, ça fait parti de l’histoire, mais au départ, c’est un peu trop. Il faut se souvenir qui a perdu qui, qui vit quoi… bref, j’ai eu tendance à avoir du mal à ne pas tout mélanger. Le début est compliqué, mais une fois la moitié passé, ça commençait à aller mieux, mais pour moi c’est encore pas ça. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages et c’est du coup assez compliqué d’être concerné par ce qui leur arrive.

En bref : nettement en dessous du roman précédent de l’auteur pour moi. J’en attendais trop je pense.