Jeux de masques, de Brandon Sanderson

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Amérique du Nord, fin du XIXe siècle, métropole d’Elendel. Wax Ladrian, l’ancien justicier revenu des Rocailles, prépare son mariage avec Steris. C’est compter sans la révolte qui gronde partout dans la ville : conditions de travail pénibles, industrialisation effrénée, corruption des élus… Le chaos domine bientôt le territoire et, lors d’une réunion, tous les barons du crime, dont le propre frère du gouverneur, sont massacrés. Malgré le danger, Wax, aidé de son dèle acolyte, Wayne, et de Marasi, la brillante demi-sœur de Steris, qui a intégré a police, est bien décidé à découvrir ce qui se cache derrière ces événements.

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Je remercie NetGalley et Le livre de poche pour cet ebook

Pour situer un peu, cette série se compose pour le moment d’une « trilogie de base » j’ai envie de dire, et d’une suite qui se déroule 300 ans plus tard. Mais cette suite est très différente. Le style de l’auteur est déjà beaucoup plus léger. Moins dense et complexe. Mais pas moins intéressante bien au contraire. Dans le tome 4 on voyait comment l’auteur mélangeait les différentes magie et les nouveaux personnages, ici dans ce tome 5 on avance vraiment dans l’intrigue.

Au départ, on a un affaire à une intrigue « assez simple » : un meurtre, de la corruption, de la politique. Ça partait pour être une enquête à résoudre dans le même univers que l’on connait, avec une utilisation de la magie des métaux assez classique. En bref, j’ai eu peur que ce soit juste ça. Que Wax et Wayne utilisent la magie pour dire qu’ils utilisent la magie sans vraiment que cela serve à l’intrigue… et puis en fait non. C’est beaucoup plus compliqué que ça !

C’est là où l’auteur est excellent. Il nous amène là où il le veut sans que l’on s’en rende compte. Il commence doucement et au fur et à mesure on voit des liens qui se font. Des événements qui deviennent plus mystérieux encore. Et en plein dans l’histoire, BIM : retournement de situation. Mais du genre complètement dingue. Je ne m’y attendais pas du tout. Ça remet en question beaucoup de choses. Et bien évidemment, ça donne envie d’avoir la suite, pour en apprendre plus, en redécouvrir plus encore.

Pour résumer rapidement : un tome excellent, très prenant et surprenant. Wax et Wayne sont très complémentaires et forme un duo qui fonctionne toujours avec moi, qui me fait toujours rire aussi. Maintenant je veux la suite !

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Criminal Loft, d’Armelle Carbonel

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Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d’eux devra vous convaincre qu’il mérite de vivre.

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J’ai lu ce roman en Lecture commune avec mes copines Marine et Maëva. On a maintenant l’habitude de lire au moins un livre ensemble par mois, et en ce mois d’Aoüt c’est Criminal Loft qui était prévu. C’est une lecture qui a eu des avis partagé sur la blogosphère et aussi parmi nous trois. En effet, Marine a moins aimé, Maëva ne sait pas trop si ça lui a vraiment plu ou pas, et pour ma part, j’ai beaucoup aimé.

Déjà, le speech de départ avait tout pour me plaire. Un huis clos dans un bâtiment désaffecté, des tueurs condamné au couloir de la mort pour un jeu de télé-réalité : le public choisi et vote pour celui qui gagnera le droit d’être réhabilité. Les autres ? Ils retournent dans le couloir de la mort. Qui gagnera ?

J’ai vraiment aimé ce côté huis clos, on a enfermé huit tueurs de la pire espèce dans un bâtiment ancien, abandonné et au rumeur de bâtiment hanté. Ces tueurs devront affronté pire que leur colocataire : des fantômes ? Ou seulement de la paranoïa ? Je n’en serai pas si sûr !

On suit l’histoire du point de vue de l’un des tueur, John, tueur en série. Cet homme se retrouve dans ce jeu pour pouvoir sortir de ce couloir de la mort. Nous en tant que lecteur, on le sait, cet homme est un tueur. Et si il gagne, il recommencera. Alors non, on ne peut pas l’aimer, et pourtant l’auteure a réussi à me faire m’attacher à lui ! A force de le suivre dans son aventure de ce jeu à travers ce qu’il vit, ce qu’il ressent, je n’ai pu que ressentir sa détresse, ses doutes, ses peurs…

Bien sur, un plus de ce jeu de télé-réalité, il va se passer beaucoup de choses non prévues. Entre les fantômes, les meurtres, les matons (car oui, ils restent comme en prison), et les « épreuves » du jeu, on va suivre et voir 8 candidats vivre un quotidien angoissant, peut-être plus terrible que leur cellule. Des candidats qui veulent gagner, qui se battent pour être celui qui va sortir vivant, tout ça en tentant des stratégies entre eux ou contre eux.

Ce qui m’a plu dans ce roman, c’est ce côté huis clos angoissant, qui met une pression supplémentaire sur le jeu. Un côté voyeurisme assez dérangeant aussi, qui remet en question notre positionnement sur ces jeux que l’on connait aussi à la télé (sans être autant poussé). Il a peut-être manqué un brin de suspense, et quelques révélations un peu plus surprenantes, mais pour ma part, même si j’avais deviné quelques éléments (et encore pas tous), impossible de trouver qui.

En bref, une très bonne lecture. Après Majestic murder, je retrouve ce côté dérangeant que l’auteure sait mettre en scène. C’est une auteure que je compte bien suivre dans ses prochains écrits.

Avis en vrac #9

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L’heure des fous, de Nicolas Lebel

Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard… Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

Mon avis : J’ai gagné les 2 premiers tomes lors d’un concours organisé par Séverine Ilestbiencelivre, sur sa page Facebook, et c’est vraiment un plaisir que de découvrir cet auteur ! J’ai passé un super moment de lecture avec ce premier tome. On y découvre une équipe soudée, mené par un personnage grognon et assez macho : Mehrlicht. L’enquête en elle même n’est pas révolutionnaire du genre, mais ce sont les personnages qui font tout. Cette équipe qui m’a fait rire à certains moments, mais qui sait rester unis dans l’adversité. Une très bonne lecture qui m’a donné envie de lire la suite !

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20622191_1548508191874096_4715248127432974775_nLe masque de l’araignée, de James Patterson

À Washington D.C, Alex Cross, un détective noir, enquête sur deux kidnappings d’enfants : celui de Michael, fils du ministre des Finances et celui de Maggie-Rose, fille d’une star et d’un financier célèbre.
Mais Cross n’est pas un détective comme les autres : il est docteur en psychologie et sa femme a été assassinée par un tueur anonyme.
Cependant, il n’est pas seul. Le FBI et les services secrets ont d’autres intérêts. Ce « masque » n’est pas non plus porté par celui qu’on croit. Qui, en définitive, le fera tomber ?

Mon avis : Un roman lu pour le groupe L’auteur du mois, sur Facebook. J’aime bien ce groupe car il me fait découvrir des auteurs. Ici, j’en ai profité pour lire ce roman qui traîne dans ma Pal depuis que j’ai ma liseuse. C’est le premier tome de la « série » qui met en scène Alex Cross, un flic noir psychologue. Je trouve ce premier tome « trop classique » pour le genre, mais c’est un livre écrit il y a longtemps (1993), et ça se ressent. L’intrigue manque de tension et les révélations ne m’ont pas surprises. Après la trame se tient, et le duo de personnage reste assez atypique pour « l’époque » : deux noirs dans la police de Washington, dont un qui est en plus psychologue, ça reste assez original. Une bonne lecture, mais sans que cela me donne plus envie de découvrir cette « série »

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La dame en noir, de Susan Hill

Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d’Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d’organiser sa succession.
À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu’il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu’île uniquement accessible à marée basse.
Lors de l’inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d’une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l’aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s’éclipse avant qu’il ait le temps de lui parler…
Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu’il s’y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison…
Comme il l’apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux…

Mon avis : Un roman qui traîne aussi depuis quelques années dans ma Pal. Je voulais le lire au moment de la sortie du film, et puis voilà, je ne l’ai pas fait. Je l’ai mis dans ma liste de mon ABC dans l’espoir d’enfin lire ce roman qui promettait de me faire frissonner. Malheureusement, côté frisson, c’est un peu louper, je n’ai pas eu très peur. Malgré tout, j’ai bien aimé ce roman. On reste curieux jusqu’au bout pour comprendre qui est cette dame en noir et ce qu’elle veut. Et je me suis attachée à Arthur. Ce qui lui arrive est assez angoissant, et je ne sais pas si je serai restée dans cette maison si j’avais vécu les mêmes choses que lui.

Malhorne, T1, de Jérôme Camut

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On trouve des traces de Malhorne à toutes les époques. De Malhorne ou de l’une de ses réincarnations. Des ossements, une empreinte de pied marquée à tout jamais dans le permafrost sibérien, une peinture rupestre, un symbole gravé sur un mégalithe, une statue figée en Louisiane et d’autres identiques à divers endroits du globe. Il est là. Depuis toujours. Jamais il n’a manqué un âge. Et pourtant, mis à part les siens, nul n’a jamais su qui il est, ni où il se trouve. Aujourd’hui, la traque a enfin commencé. Des hommes ont trouvé sa piste et la remontent inexorablement. Seulement voilà ! Avec six milliards d’êtres humains, il peut s’agir de n’importe qui. Et c’est peut être vous, ou l’un de vos proches, mais vous ne le savez pas encore…

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Je remercie Maëva pour nous avoir conseillé à Marine et moi cette série, et pour m’avoir offert cet intégrale. J’adore l’auteur quand il écrit avec sa femme Nathalie Hug, je peux dire que j’aime autant sa plume quand il écrit seul.

J’ai donc l’intégrale mais je n’ai lu que le premier tome, et je sens que déjà ça risque d’être difficile de vous en parler sans trop en révéler. Il se passe beaucoup de choses rien que dans ce tome, et pourtant rien n’est vraiment dit. On pose un univers incroyable, et à la fin on comprend que ce n’est que le début de l’histoire.

Un homme, Fracklin Adamov, un ethnologue du 20ème siècle découvre une statue du 15ème siècle en pleine Amazonie. Et là, une deuxième statue, exactement la même, mais fabriqué des siècles plus tard… Avec la Fondation Prométhée, Franklin retrouvera 7 statues identiques (jusque dans l’inscription sur la garde de l’épée), dans 7 endroits différents et de 7 époques différentes. Comment est-ce possible ?

Malhorne a traversé les siècles et le monde, a laissé sa trace, et nous raconte son histoire…

Je me suis totalement immergée dans cette aventure. J’ai suivi avec autant d’attention que Franklin les découvertes et les récits de Malhorne. J’adorais ces passages, où on découvre un personnages qui se réincarne, mais qui sait qui il est, ce qu’il a déjà vécu, et vit avec, apprend de nouvelles choses, devient quelqu’un d’autre, fait des erreurs… C’est une plongée totale dans le passé d’un homme qui a vécu plus d’une vie…

C’est extrêmement bien écrit. L’auteur a su me captiver avec son récit. Je me suis laisser charmer par cette plume qui m’a déjà tellement plu avec ses thrillers. Il nous décrit certains événements assez durs, sans dentelle, et ça j’apprécie. Ici c’est un roman fantastique, mais ça n’a rien enlevé de son effet captivant. A certains moment j’étais tellement prise dans l’histoire de Malhorne, que les passages du « présent » me ramenais à cette réalité de fantastique.

Le plus : je me suis totalement attachée à Malhorne et à Franklin. Entre eux, ce n’est pas fini, et j’ai vraiment hâte de lire la suite, surtout qu’évidemment, l’auteur nous a laissé sur une fin complètement incroyable.

Avis en vrac #8

Dans cet avis en vrac, trois romans qui ne sont pas des coups de cœur, mais de bonne lecture surprenante, qui m’ont fait passé de bons moments de lecture.

19575950_10213991536646095_1559429977_nFidèle au poste, d’Amélie Antoine

Mai 2013, Saint-Malo.
Chloé et Gabriel forment un couple uni. Mais tout bascule lorsque Chloé disparaît brutalement. Gabriel tente alors de continuer à vivre, et il fait la rencontre d’Emma, une photographe venue s’installer dans la ville.
Mais Chloé s’est-elle véritablement volatilisée ?
Emma est-elle vraiment celle qu’elle semble être ?
Et si la réalité n’était pas telle que le jeune veuf la voit ? Un roman à trois voix qui ne vous emmène jamais là où vous l’attendez…

Mon avis : Pour être franche je n’attendais pas grand chose de ce roman. Je me le suis pris sur une envie du moment, et lu dans la foulée. Et bien, je suis agréablement surprise. J’ai lu le livre dans une soirée, il est assez court mais il y a un petit côté addictif très sympa. Le début est assez classique, mais ça me plaisait bien et je n’en attendais pas plus. Et au final, un retournement de situation vers la moitié qui change complètement la donne ! Et une fin aussi inattendue. Donc une lecture qui m’a ravi ! Et je compte bien suivre les sorties de cette auteure.

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19619951_10213991568606894_1932672202_oUn sac, de Solène Bakowski

En pleine nuit, une femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans ses bras frêles qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’abominable, l’Affreuse Rouquine, la marginale. Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil décide de prendre en charge, en secret, à l’insu du reste du monde, l’éducation de la petite Anna-Marie, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, elle n »imagine pas encore le monstre qu’elle abrite sous son toit et que, lentement, elle fabrique. La petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, tue, un peu, beaucoup. Elle sacrifie, règle ses comptes, simplement. Mais que fait-elle là, cette jeune femme agenouillée en plein Paris, au beau milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qui semble avoir tant d’importance ? Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle.

Mon avis : Un roman dont j’avais entendu énormément de bien. Un roman qui se lit très vite car plutôt court. Ne pas s’attendre à un thriller, c’est un roman noir. Il n’y a pas de suspense psychologique. On se doute très vite de ce que contient le sac, mais l’envie de savoir et comprendre comment Anna-Marie en est arrivée là. On découvre son destin et c’est très noir. Pour résumer : Le destin d’une jeune fille qui n’a pas été désiré par son père. On peut dire que son histoire est entièrement lié à ce rejet. Pas de coup de cœur, mais une bonne lecture, sombre et dure voire glauque à certains moment.

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20031654_1522508757807373_8455141662464331447_nSans faille, de Valentin Musso

Ils sont cinq. Cinq amis, la trentaine, qui se retrouvent après plusieurs années pour une randonnée dans les Pyrénées, le temps d’un week-end. Leur hôte, c’est Romuald, le gamin des cités à qui tout a réussi, et qui a invité Théo, Dorothée, David et Juliette dans son luxueux chalet. Mais connaît-il la montagne aussi bien qu’il l’a laissé croire? Le groupe s’égare, d’anciennes inimitiés resurgissent, les secrets de chacun se font jour. Jusqu’au drame. Impensable. Imprévisible? C’est du moins ce qu’il croient, au début…

Mon avis : Deuxième roman de l’auteur que je lis. Et encore une fois, une très bonne lecture. Ce n’est pas LE thriller au gros suspense mais l’auteur a réussi à me surprendre. On se retrouve dans une ambiance de huis clos en montagne avec un groupe d’amis, et tout ne se déroule pas comme prévu. De la paranoïa, des accidents louches, des erreurs de parcours… bref, une atmosphère d’angoisse qui se met en place au fur et à mesure. Une révélation qui m’a surprise puisque je ne m’attendais pas à cette fin. Petit bémol : cette fin est mal amenée, un peu brouillonne et abrupte, qui fait qu’elle s’intègre bizarrement au récit, mais inattendue tout de même. Je sais que je me procurerais les autres romans de cet auteur.

 

 

 

Les ravagé(e)s, de Louise Mey

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Des défilés de DRH adeptes du droit de cuissage à qui on accorde l’immunité, des freaks shows anatomiques récidivistes de 10 heures du matin, des beaux-pères tendancieux protégés comme devraient l’être les enfants, des larmes, des éclats de voix, des déclarations à digérer avec une citrate de bétaïne, des victimes suspectées d’être coupables et vice-versa… C’est la promenade de santé d’Alex. Alex est flic, mère célibataire et sobre, contrairement à ce qu’une analyse de ses déchets domestiques pourrait laisser croire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d’un commissariat du nord de Paris. Épaulée par Marco, supervisée par le commissaire Blondeau, entourée d’une flopée de flics et de techniciens au teint bistre des mauvais cafés avalés à la chaîne et des lendemains de cuite, et bientôt filmée par un jeune loup soi-disant documentariste, on pourrait la croire blasée. Mais dans le flot régulier des plaintes pour harcèlement, viol et autres attentats à la pudeur, deux cas récents ont joué à créer des remous. Deux agressions et un refus net de porter plainte. Question d’honneur. À partir de là, difficile d’avancer sans encombre. Mais le caractère extraordinaire de l’événement mérite qu’on s’y penche. Peu importe le temps que ça prendra. Peu importent les moyens minables mis en œuvre, les systèmes de pensée déficients, les mauvaises habitudes.

 

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Comme très souvent maintenant, j’ai lu ce roman en Lecture Commune avec Marine et Maëva, une expérience qui nous permet de partager nos impressions en même temps.

C’est un roman que je voulais lire depuis sa sortie en grand format, j’ai attendu et ai profité de ma rencontre avec l’auteure pour lui prendre en poche. C’est une auteure très gentille, qui nous a prévenu que son roman n’était pas pour tout le monde.

Et effectivement ! Ce roman parle de crimes sexuels, dans la société que l’on connait aujourd’hui. Une société où les femmes sont considérées comme des objets par les hommes : on te siffle dans la rue parce que tu a une jupe, on te met la main au fesses, on te demande de coucher pour être augmenter, tu es « obligée » de coucher avec ton mari. Tous les jours des femmes se font violer ou tuer juste parce que ce sont des femmes. Nous vivons dans une société machiste (jusque dans les lois), et l’auteure à travers son intrigue a réussi à nous le montrer. Un petit côté féministe qui m’a vraiment plu.

Ici, son équipe enquête sur un viol, mais ce n’est pas une femme la victime, c’est un homme. Un homme hétérosexuel(ce qui défit toutes statistiques), qui est à même de se défendre car il sait se battre (muscu, boxe…). Ce qui m’a frappé, c’est qu’on soit justement choqué qu’un homme se soit fait violer. Les femmes se font violer tous les jours, mais ça a l’air « moins grave » parce qu’habituel.

Alex et Marco, qui enquêtent sur cette agression ont beaucoup de difficultés à trouver des indices, surtout que les hommes ne portent pas plaintes ou refusent d’admettre ce qu’ils ont subit, c’est donc encore plus difficile d’enquêter sur quelque chose de non reconnu. Un duo qui fonctionne très bien : un réelle amitié les relient. On apprend à les connaître au fur et à mesure du roman, et malgré certains points dérangeant dans le comportement d’Alex, je me suis attachée à ces deux personnages. Mais les autres personnages de l’équipe ne sont pas en reste, chacun a son petit quelque chose qui fait qu’on les aime bien. Leur métier est difficile, et violent mais ils se tiennent les coudes.

La plume de l’auteure est réaliste et dure à certains moments, mais sans blabla et chichis, elle nous montre sans détour les atrocités que subissent les victimes. On a très peu de descriptions des lieux, on se concentre vraiment sur l’intrigue, sur l’enquête. Même les personnages, on apprend à les connaître au fur et à mesure. C’est quelque chose que j’apprécie énormément.

L’intrigue se dénoue peut-être un peu vite, et quelques questions restent en suspens, mais malgré cela c’est un roman que j’ai adoré et que je conseille pour sa thématique difficile et son style réaliste.

Avis en vrac #7

19095919_10213781620278317_212328623_oGravé dans le sable, de Michel Bussi

Quel est le prix d’une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ? Lorsqu’une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bri­bes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s’engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des Etats-Unis… Au péril de sa vie ! Accidents, disparitions, meurtres se succèdent…

Mon avis : J’ai maintenant lu plusieurs Bussi, et il en m’en reste que très peu pour être « à jour » dans les publication de l’auteur. J’apprécié énormément son style, qui est toujours très agréable, et on n’a presque pas l’impression de lire des romans « à suspense ». Dans Gravé dans le sable, j’ai ressenti un peu plus ce côté classique du roman policier, avec une enquête et un détective privé. On a un coupable à chercher, et c’est la recherche des preuves. Et pourtant, ça marche aussi bien pour moi. L’enquête suit son courts, et on ne devine pas qui est le coupable jusqu’à ce qu’on arrive au dénouement. Une bonne surprise et encore une fois une très bonne lecture.

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19402608_10213869038783725_1526495647_oRêver, de Franck Thilliez

Abigaël souffre d’une narcolepsie sévère qui lui fait parfois confondre la réalité avec ses reflets chimériques. De nombreux mystères planent autour de la jeune psychologue, notamment concernant un accident dont elle est miraculeusement sortie indemne.

Mon avis : Une sortie poche que j’attendais avec impatience. Et aussitôt acheté, aussitôt lu. Je ne regrette absolument pas, c’est une lecture qui m’a beaucoup plu. La façon dont l’auteur a abordé son intrigue m’a un peu dérouté au départ, mais c’est justement tout l’intérêt du roman : faire douter le lecteur du début à la fin sur la réalité et et le rêve. Et ça a marché ! Tout au long du roman je me suis demandé sur Abigaël rêvait ou pas, si ce qui lui arrivait était réel ou si elle perdait complètement pied. On s’attache à elle pour cette raison, elle est vulnérable et on veut la soutenir, la rassurer alors que nous même on se met à douter de tout et de tout le monde. L’auteur a encore su me surprendre avec ce one-shot.

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19579028_10213979094855058_476321181_oAvec tes yeux, de Sire Cédric

Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Mon avis : Ça faisait un moment que je n’avais pas lu de Sire Cédric, mais là ! Comment vous dire que j’ai adoré à un point !  L’histoire avec sa touche de paranormal nous emmène dans une intrigue sanglante et angoissante. On se prend d’affection pour Thomas, ce jeune homme à qui il arrive des événements très étrange. Il voit à travers les yeux d’un monstre, mais comment et pourquoi ? Ce roman est addictif, une fois commencé, c’est très difficile de le lâcher. On veut absolument comprendre ce qui se passe. Et cette fin ? Je ne m’y attendais pas du tout, jusqu’au dernier moment je n’y ai pas cru. Mais voilà l’auteur nous torture jusqu’au bout pour notre plus grand bonheur.